Lidark

Alternative à Polycam : scanner une grotte ou un souterrain autorisé

Mis à jour le 3 octobre 2026

Polycam et Scaniverse sont d’excellents scanners 3D généralistes. Mais une galerie souterraine n’est pas une pièce que l’on contourne : il n’y a ni GPS, ni lumière, ni réseau, et la vraie question n’est pas « à quoi ressemble le volume ? » mais « comment je ressors ? ». Cette page explique ce que font bien les généralistes, ce qu’exige le sous-sol, et quand une application dédiée comme [Lidark](/) est le bon choix. Nous éditons Lidark : jugez avec ce recul.

Lidark est une aide à l’orientation, pas une garantie : il ne remplace ni un guide, ni une corde, ni un repérage préalable. Respectez les accès interdits.

Ce que les scanners généralistes font très bien

Polycam capture en LiDAR et en photogrammétrie, offre un éditeur, une version web et plusieurs formats d’export. Scaniverse calcule sur l’appareil, avec une capture rapide et un partage simple. Pour numériser une pièce, un objet ou une façade, ils sont mûrs, riches en fonctions et bien documentés. Les fonctions gratuites et payantes changent : consultez l’App Store.

Si votre but est un modèle texturé à partager en ligne, un rendu photoréaliste ou un objet détaillé, restez sur un généraliste. Lidark n’essaie pas de les remplacer sur ce terrain, et ce serait malhonnête de le prétendre.

Ce qui change sous terre

Une cavité, une carrière ou une mine autorisée posent des contraintes que les scanners de pièce n’ont pas à gérer :

  • Pas de GPS ni de réseau : toute position est relative à l’entrée, et une application qui dépend du cloud ou d’une carte en ligne ne sert à rien.
  • Obscurité totale : le LiDAR mesure sans lumière, mais le suivi de position est visuel et demande un éclairage. Votre écran ne doit pas non plus ruiner votre vision nocturne.
  • Un parcours, pas un volume : on avance en ligne, on bifurque, on boucle. Il faut une carte qui se construit en direct, pas un modèle regardé après coup.
  • Le retour : savoir à tout instant quelle distance réelle sépare de la sortie, le long du chemin déjà parcouru, pas à vol d’oiseau à travers la roche.
  • Mains gantées, boue, batterie : boutons larges, écran sobre, consommation maîtrisée.

Ce que Lidark ajoute

Lidark a été conçu pour ces cinq contraintes, et seulement pour elles. Une minimap en direct montre murs, sol praticable et trajet. Le fil d’Ariane calcule la distance réelle de retour et indique le prochain tronçon, avec un raccourci quand le trajet forme une boucle. Des repères (carrefour, puits, danger) se posent d’un geste. La vision nocturne passe l’écran et la caméra en rouge. Tout fonctionne hors ligne, sans compte.

Au retour, le relevé se consulte en plan 2D et profil d’altitude, et avec Lidark Pro en vue 3D plafonds retirés et en export PLY ou OBJ. Le principe de repérage est détaillé dans se repérer sans GPS ni réseau.

Ce que Lidark ne fait pas

L’honnêteté fait partie du comparatif. Choisissez un généraliste si l’un de ces points est décisif pour vous :

  • Pas de textures photo : Lidark ne conserve ni photo ni vidéo, seulement un maillage et des couleurs d’altitude.
  • Pas de photogrammétrie, ni de traitement dans le cloud, ni de partage en ligne intégré.
  • Pas de géoréférencement : le repère est local, centré sur l’entrée.
  • iPhone Pro avec LiDAR uniquement, portée d’environ 5 mètres, suivi visuel qui souffre des surfaces très lisses, de l’eau et de la poussière.
  • Un relevé indicatif, pas un instrument topographique certifié.

Quand utiliser quoi

Une grille simple, sans esprit de chapelle :

  • Numériser une cave, un abri ou une salle visitée avec guide, pour l’archive : un généraliste peut suffire, surtout si vous voulez des textures.
  • Parcourir une galerie sans repère, et devoir en ressortir : Lidark, pour la minimap et le chemin du retour.
  • Relever une carrière ou une cavité autorisée en complément de la topographie : Lidark pour le trajet et le volume, vos instruments pour les cotes.
  • Un objet, une façade, un intérieur : un généraliste ou une application de photogrammétrie.

Un exemple concret

Prenez une ancienne carrière à piliers, visitée avec l’accord de l’exploitant. Avec un scanner de pièce, vous obtenez à la fin un joli modèle, mais pendant la visite l’application ne vous dit pas dans quelle direction se trouve la sortie, ni combien de mètres vous en séparent. Avec Lidark, la minimap se dessine à mesure que vous avancez, un repère marque chaque carrefour, et la flèche du retour pointe vers le prochain tronçon du chemin déjà parcouru.

À l’inverse, si le même exploitant vous demande un modèle texturé et partageable en ligne pour une présentation, c’est un généraliste qui répondra le mieux. Les deux besoins sont réels ; ils ne s’opposent pas.

Les combiner plutôt que choisir

Rien n’oblige à n’en garder qu’une. Un explorateur raisonnable peut utiliser Lidark pour se repérer pendant la visite, puis ouvrir le PLY ou l’OBJ exporté dans MeshLab, CloudCompare ou Blender, ou simplement dans la visionneuse 3D gratuite, qui lit le fichier localement. Le guide des applications de scan 3D détaille le choix par usage.

Sécurité et cadre légal

Quelle que soit l’application, une carte n’est pas une garantie. Lidark ne remplace ni un guide, ni une corde, ni un repérage préalable. Entrez uniquement là où vous avez l’autorisation, emportez deux sources de lumière indépendantes du téléphone et prévenez quelqu’un de votre horaire de retour. Pour la pratique, lisez cartographier une grotte avec un iPhone, et retrouvez tous les guides sur la page guides.

Questions fréquentes

Lidark remplace-t-il Polycam ?

Non, ils ne font pas le même métier. Polycam et Scaniverse numérisent des volumes avec textures ; Lidark sert à se repérer et revenir à l’entrée sous terre, hors ligne.

Scaniverse est-il utilisable sous terre ?

Il peut scanner un lieu sombre avec un éclairage suffisant, mais il n’a pas été conçu comme outil de navigation : pas de minimap en direct ni de chemin de retour vers l’entrée.

Lidark fonctionne-t-il sans réseau ni compte ?

Oui, entièrement. Les relevés restent sur l’iPhone et rien n’est envoyé, sauf un fichier que vous exportez vous-même.

Lidark est-il gratuit ?

Le scan, la minimap et le retour vers l’entrée sont gratuits, avec 3 relevés sauvegardés. Lidark Pro est un achat unique, sans abonnement, qui ajoute relevés illimités, reprise, vue 3D et export. Consultez l’App Store pour le tarif actuel.

Peut-on exporter un relevé Lidark ?

Oui, en PLY ou OBJ avec Lidark Pro, un achat unique. Le fichier s’ouvre dans MeshLab, CloudCompare, Blender ou la visionneuse du site.