Scan LiDAR sur iPhone : le guide pour bien cartographier
Mis à jour le 3 octobre 2026
Depuis l’iPhone 12 Pro, les modèles Pro embarquent un scanner LiDAR. Il mesure les distances en trois dimensions, y compris dans l’obscurité. C’est ce capteur qui permet à Lidark de dessiner une galerie en direct. Voici comment il fonctionne, quels appareils en sont équipés et comment en tirer un bon relevé.
Le principe : mesurer le temps de retour de la lumière
Un LiDAR émet de courtes impulsions de lumière infrarouge, invisibles, et mesure le temps qu’elles mettent à revenir après avoir touché une surface. Ce temps de vol donne la distance. En répétant la mesure sur de nombreux points, le capteur obtient une carte de profondeur de la scène.
Comme il apporte sa propre lumière, il mesure aussi dans le noir, ce qui est précisément l’intérêt d’un usage sous terre. Sa portée se compte en quelques mètres : il cartographie ce qui est proche de vous.
Quels iPhone ont un LiDAR
Le LiDAR équipe les iPhone Pro à partir de l’iPhone 12 Pro et 12 Pro Max, et les modèles Pro suivants. Les iPhone non Pro, ainsi que les iPhone SE, n’en ont pas. Un iPhone sans LiDAR ne peut pas construire de relevé avec Lidark : l’application l’indique par un message « LiDAR requis ». Lidark demande aussi iOS 17.6 ou plus récent, et fonctionne sur iPhone uniquement.
En cas de doute sur votre modèle, regardez le bloc caméra arrière : sur un iPhone Pro, le capteur LiDAR est un petit disque noir près de l’objectif, à côté du flash.
Du capteur au plan : le rôle d’ARKit
Le LiDAR seul donne des distances. Pour assembler des mesures prises à des endroits différents, il faut savoir où se trouvait l’iPhone à chaque instant. ARKit s’en charge : il fusionne la caméra et les capteurs de mouvement pour suivre la position de l’appareil, et reconstruit un maillage 3D de l’environnement.
Lidark exploite ce maillage : il en tire une grille d’occupation pour la minimap et le plan 2D, une vue 3D, et le chemin de retour. Tout est calculé sur l’appareil, hors ligne.
Les limites réelles du scan
Connaître les limites évite les déceptions :
- Portée : quelques mètres. Une très grande salle n’est cartographiée que là où l’on passe près des parois.
- Suivi visuel : la position se déduit de la caméra, il faut donc un peu de lumière (la torche s’allume automatiquement) et des parois avec du relief. Un couloir très lisse, de l’eau, du brouillard ou de la poussière en suspension perturbent le suivi.
- Dérive : sur de longues distances, de petites erreurs peuvent s’accumuler. Le relevé est indicatif et ne remplace pas un instrument topographique certifié.
- Surfaces difficiles : miroirs, surfaces mouillées et vitres renvoient mal l’infrarouge.
Bien scanner une galerie
Lancez le relevé à l’entrée. Avancez lentement, sans à-coups, en tenant l’iPhone à hauteur de poitrine et en balayant les parois, le plafond et le sol. Repassez sur les zones oubliées plutôt que de les laisser. Si Lidark vous alerte (« trop rapide », « pas assez de détails »), arrêtez-vous, laissez le suivi se rétablir et reprenez : rien n’est enregistré tant que le suivi n’est pas fiable.
Au retour, le relevé est enregistré sur l’iPhone. Dans la version gratuite, vous gardez 3 relevés, et le scan, la minimap et le retour vers l’entrée restent toujours gratuits. Lidark Pro (4,99 €, achat unique) ajoute relevés illimités, reprise, vue 3D et export PLY ou OBJ.
Exploiter le résultat
Un fichier PLY ou OBJ s’ouvre dans MeshLab, CloudCompare ou Blender. Vous pouvez mesurer, annoter, comparer deux visites ou produire un rendu. Vous retrouverez des usages concrets dans les guides carrières souterraines, spéléologie et urbex autorisé, et la logique de repérage dans se repérer sans GPS.
Lidark est une aide, pas une garantie : il ne remplace ni un guide, ni une corde, ni un repérage préalable. Emportez toujours un éclairage indépendant du téléphone, respectez les accès interdits et lisez les questions fréquentes.